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    L'enchilada

    Christine Aubrée, Danielle Charest,

ISBN : 979-10-90062-01-6
Catégorie :

L’enchilada

De Christine Aubrée, Danielle Charest,

Annick Dockstader

Ce livre est un dialogue entre fiction photographique et fiction écrite : Danielle à l’écriture et Christine à la recherche de l’humain avec son appareil photo. Un dialogue entre deux modes de communication où l’image n’est pas avalée ou au service du discours-mots. Comme c’est rare !

Laurence Motoret

La narratrice hante une mégapole à la poursuite de quelqu’un qui a disparu derrière le nom de quelqu’un d’autre.

Télé Debout

Entrevue réalisée réalisée en juin 2011 avec Christine Aubrée (photographe) et Danielle Charest (écrivain) à propos de la sortie de leur livre « L’Enchilada ».

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L'écrivain Danielle Charest a succombé le 13 octobre à une rupture d'anévrisme. L'association Bagdam Espace Lesbien a publié sur son site un hommage à Danielle, avec la liste des livres qu'elle a écrits. Le dernier d'entre eux, "L'enchilada", cosigné avec la photographe Christine Aubrée, a été publié aux Éditions iXe en mars 2011.

Danielle était aussi l'auteur de la Lettrinfo, largement diffusée par mail, qui nous informait sur l'état du monde et sur l'état des luttes : celles des femmes, celles des lesbiennes, et, au-delà, celles d'un mouvement d'indignés et de révoltés qu'elle appelait de ses vœux et auquel elle a adhéré avec une immense force de conviction. Lesbienne radicale radicalement féministe, Danielle a été de tous les combats, de toutes les manifestations qui nous ont mobilisées ces vingt dernières années.

C'était une "touche-à-tout" (sa définition d'elle-même) et une grande gueule, qui du Québec avait gardé l'accent et les exotiques jurons catholiques – les "ostie", "tabernak" et autres "calice de Chrisse" dont elle émaillait non seulement ses discours contre l'hétérosocialité, l'hétéronormativité, le patriarcat, le capitalisme, le néo-libéralisme… – mais aussi les histoires, vraiment drôles et souvent vraies, qui nous pliaient de rire lorsqu'elle était en verve et nous les racontait.

D'elle, je n'ai d'abord connu que sa figure publique, plutôt impressionnante, avant de la rencontrer pour de bon autour du projet de publication de L'enchilada. Cette rebelle qui revendiquait sa RAGE, plus encore que sa colère, était aussi une personne infiniment sensible et attentive, d'une gentillesse et d'une disponibilité désarmantes. Nous ne pouvions pas être d'accord sur tout, il nous est arrivé de nous disputer et d'en sortir meurtries, mais avec elle je perds cette chose très précieuse qu'est l'amitié en train de s'apprivoiser.

Danielle était une alliée enthousiaste des Editions iXe, qu'elle a formidablement aidées en sillonnant Paris à la rencontre des libraires. Sa disparition très brutale est un choc. Danielle me manque, comme à beaucoup – comme elle manque aux amies du village qui avaient appris à la connaître et à l'apprécier, comme elle manquera aux chats Milord et La Glue et aux hérissons du jardin qu'elle ne manquait jamais de saluer en personne, au téléphone et par mail.

Oristelle Bonis

20.00

Quantité :
À propos de l'autrice
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    Photographe plasticienne.
    Les livres de Christine Aubrée
    À propos de l'autrice
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      Originaire de Montréal, au Canada, Danielle Charest s’est installée à Paris au début des années 1990. Romancière, elle a notamment écrit des polars (Éditions du Masque) et un essai sur les représentations des hommes et des femmes dans la littérature policière (Éditions Pepper). Danielle publiait aussi la Lettrinfo, largement diffusée par mail, qui nous informait sur l'état du monde et sur l'état des luttes : luttes des femmes, des lesbiennes, et, au-delà, des révoltes nées de l'indignation qu'elle soutenait avec une immense force de conviction. Lesbienne radicale radicalement féministe, Danielle a été de tous les combats qui nous ont mobilisées ces vingt dernières années. Elle est décédée le 13 octobre 2011.
      Les livres de Danielle Charest
      Revue de presse

      Annick Dockstader

      Ce livre est un dialogue entre fiction photographique et fiction écrite : Danielle à l’écriture et Christine à la recherche de l’humain avec son appareil photo. Un dialogue entre deux modes de communication où l’image n’est pas avalée ou au service du discours-mots. Comme c’est rare !

      Laurence Motoret

      La narratrice hante une mégapole à la poursuite de quelqu’un qui a disparu derrière le nom de quelqu’un d’autre.

      Télé Debout

      Entrevue réalisée réalisée en juin 2011 avec Christine Aubrée (photographe) et Danielle Charest (écrivain) à propos de la sortie de leur livre « L’Enchilada ».

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      L'écrivain Danielle Charest a succombé le 13 octobre à une rupture d'anévrisme. L'association Bagdam Espace Lesbien a publié sur son site un hommage à Danielle, avec la liste des livres qu'elle a écrits. Le dernier d'entre eux, "L'enchilada", cosigné avec la photographe Christine Aubrée, a été publié aux Éditions iXe en mars 2011.

      Danielle était aussi l'auteur de la Lettrinfo, largement diffusée par mail, qui nous informait sur l'état du monde et sur l'état des luttes : celles des femmes, celles des lesbiennes, et, au-delà, celles d'un mouvement d'indignés et de révoltés qu'elle appelait de ses vœux et auquel elle a adhéré avec une immense force de conviction. Lesbienne radicale radicalement féministe, Danielle a été de tous les combats, de toutes les manifestations qui nous ont mobilisées ces vingt dernières années.

      C'était une "touche-à-tout" (sa définition d'elle-même) et une grande gueule, qui du Québec avait gardé l'accent et les exotiques jurons catholiques – les "ostie", "tabernak" et autres "calice de Chrisse" dont elle émaillait non seulement ses discours contre l'hétérosocialité, l'hétéronormativité, le patriarcat, le capitalisme, le néo-libéralisme… – mais aussi les histoires, vraiment drôles et souvent vraies, qui nous pliaient de rire lorsqu'elle était en verve et nous les racontait.

      D'elle, je n'ai d'abord connu que sa figure publique, plutôt impressionnante, avant de la rencontrer pour de bon autour du projet de publication de L'enchilada. Cette rebelle qui revendiquait sa RAGE, plus encore que sa colère, était aussi une personne infiniment sensible et attentive, d'une gentillesse et d'une disponibilité désarmantes. Nous ne pouvions pas être d'accord sur tout, il nous est arrivé de nous disputer et d'en sortir meurtries, mais avec elle je perds cette chose très précieuse qu'est l'amitié en train de s'apprivoiser.

      Danielle était une alliée enthousiaste des Editions iXe, qu'elle a formidablement aidées en sillonnant Paris à la rencontre des libraires. Sa disparition très brutale est un choc. Danielle me manque, comme à beaucoup – comme elle manque aux amies du village qui avaient appris à la connaître et à l'apprécier, comme elle manquera aux chats Milord et La Glue et aux hérissons du jardin qu'elle ne manquait jamais de saluer en personne, au téléphone et par mail.

      Oristelle Bonis