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Sexisme, mot masculin, en usage (féministe) depuis le 18 novembre 1965, jour où Pauline Leet le forge pour nommer une réalité aussi vieille que le patriarcat.

«Quand un homme dit “j’aimerais avoir le point de vue féminin sur cette question”, ou encore “les femmes ont vraiment une façon merveilleuse de raisonner”, il est aussi condescendant que le raciste qui s’ignore en affirmant que tous les Noirs ont le sens du rythme.»

La scène se passe en 1965, sur un campus de Pennsylvanie. Par une fraîche matinée de novembre, une jeune enseignante, Pauline Leet, prend la parole devant un parterre exclusivement masculin, composé des étudiants de cette université non mixte. Ils l’ont invitée à parler, elle se saisit de l’occasion et lâche le mot devant l’assemblée médusée : SEXISME.

Il n’existait pas, elle le forge pour dénoncer les privilèges attachés à la condition masculine. Cette création géniale précède de peu l’apparition du Women’s Lib. Entré depuis dans l’usage et dans les dictionnaires, le terme cible précisément la domination qu’il entend combattre, en la nommant.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel Vermande

6.00

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À propos de l'autrice

 

 

 

Caractéristiques

Poids 40 g
Dimensions 10 × 13 cm
Pages

96

Paru le

6 novembre 2015

ISBN

979-1090062078

Revue de presse

Mithrowen

Un tout petit livre qui contient du très lourd. Parfait pour une introduction au féminisme.

L’ourse bibliophile

Ce discours est à la fois très fin, très intelligent et plein d’humour. Il est émaillé de poèmes de William Butler Yeats, d’Emily Dickinson et d’Edna Millay.

Didier Epsztajn

Un petit livre plein d’humour et de force poétique.

Babelio

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